Evangile de Jésus Christ selon saint Jean Jn 17, 1b-11a
En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »
A l’Ascension Jésus est monté au Ciel. Il a disparu aux yeux des siens. « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus qui d’auprès de vous a été enlevé, viendra comme cela, de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au Ciel. » Ac 1, 11
Quarante jours après Pâques, Jésus entre avec toute son humanité dans les Cieux. L’Ascension de Jésus, Vainqueur de la désolation du péché, des tristesses de la mort, Jésus, sans quitter notre condition humaine, entre le premier au Ciel. « L’homme trouve par Jésus, avec Jésus, une place en Dieu. » Benoît XVI. N’a-t-il pas dit : « Je pars vous préparer une place. » ?
Vivant à jamais le Christ intercède en notre faveur. Il nous introduit, Lui et Lui seulement, dans la gloire et la majesté de Dieu. C’est ce qui permet de dire que Jésus inaugure la création et l’humanité nouvelles. A ce titre Jésus est appelé « nouvel Adam ». Sur certains crucifix, on a placé une tête de mort ornée de deux fémurs croisés. Crâne de mort et fémurs symbolisent l’humanité ancienne, celle d’Adam, celle du péché originel. Tandis que le crucifié Jésus, nouvel Adam est désormais par sa résurrection commencement et aboutissement de tout ce qui existe.
Dès maintenant donc, notre nature humaine est déjà par le Christ auprès de Dieu. Jésus ne s’évade pas de notre humanité. Il la sauve. Avec Jésus, les hommes que nous sommes sont déjà en Dieu, et Dieu, Lui, plus que jamais, proche des hommes. Jésus n’a-t-il pas dit : « Et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tous les hommes. » ? Jn 12, 32
La résurrection du Christ n’a pas été un retour à la vie terrestre normale, mais le passage à une « autre » vie : la Vie Eternelle. « Le Christ une fois ressuscité ne meurt plus, la mort n’exerce plus de pouvoir sur Lui. » Rm 6, 9. Avec Jésus, quelque chose a changé dans le monde grâce à la Résurrection. Désormais la mort n’a plus le dernier mot. Nous sommes appelés et attendus auprès du Père avec Jésus dans la Vie Eternelle. Et l’Esprit nous est promis à la Pentecôte comme force pour que nous puissions y parvenir.
Les sacrements et l’Eglise, Œuvres de l’Esprit Saint nous procurent les grâces nécessaires, ils nous recréent pour la Vie Eternelle, déjà et maintenant, alors que nous sommes encore sur terre.
Un jour, nous serons revêtus de l’immortalité bienheureuse, car nous sommes, par les sacrements et la vie en église, déjà rendus participants de la divinité du Christ, chaque fois que nous communions et que Jésus vient habiter en nous.
Plus que jamais, que nos vies, nos actes, nos pensées soient imprégnées de la vie du Ressuscité. Puissions-nous quitter ce qui fait vieillir et qui ne peut que vieillir.
Conclusion
Que grandisse en nous la foi en la bonté du Christ ressuscité et l’espérance du Ciel afin de goûter à la joie parfaite promise par Jésus. Nous sommes appelés et attendus auprès du Père dans la Vie du Saint Esprit promis à la Pentecôte.
La joie et l’espoir sont désormais promis, et notre devoir missionnaire, c’est d’en être les témoins. N’oublions jamais que Jésus est vivant, glorieux, présent à notre monde et qu’Il agit.
Alors, ayons confiance. Et rayonnons cette confiance autour de nous. N’est-ce pas une façon d’être des missionnaires et des instruments de Paix, de Joie ?
Père Jean-Pascal Duloisy, curé

